Eh oui, je suis de retour dans le mè-è-errrveilleux monde du célibat! Pour ce qui est des Suédois, on dirait qu’il n’y a pas seulement que leurs guides d’assemblage qui soient difficiles à comprendre…
C’est donc avec un immense plaisir (ou possédée par une folie passagère?) que je me suis créé le week-end dernier un nouveau profil sur un site de rencontre bien connu. Depuis? plusieurs messages dont la plupart provenant de vieux croutons qui se disent ‘d’apparence plus jeune’ que les ‘has been‘ de leur âge. Maintenant que je me rapproche de la quarantaine plutôt que de vaguement dépasser la trentaine, dois-je conclure que les mâles qui, dorénavant s’intéresseront à moi seront à l’aube de fêter leur demi-siècle?
Des autres messages que j’ai reçus, plusieurs étaient teintés de pop-psycho, de poésie de marché aux puces, de désillusion ou de manque total d’inspiration, voire d’effort car veut, veut pas, il faut investir un peu de temps, un peu de soi lorsque l’on veut faire des rencontres quelles qu’elles soient.
Hier, à l’épicerie, j’y ai observé un couple de mon âge qui semblait se bouder après s’être engueulé poliment. Le lien entre ces deux-là semblait aussi chaleureux que la température du congélo d’où j’y ai déniché plus tard un gros pot de yogourt glacé. Et c’est en le savourant en soirée que l’image du couple m’est revenue en tête et que j’me suis dit que j’étais finalement crissement bien, célibataire. Ou, du moins, que j’étais fichtrement mieux seule plutôt que mal accompagnée.
Être célibataire à l’approche de la quarantaine, c’est de vouloir être en couple mais pas à n’importe quel prix non plus: pas question de me lover avec un quinquagénaire ni de passer mes soirées à écouter des monologues philosophiques, j’suis rendue trop vieille pour ça!!