Optimistic

Billets inutiles écrits par une célibataire trentenaire qui est supposément snob vu qu’elle vient du 514. À déconseiller surtout que ça crée une accoutumance.

Je vais speak to you in English 8 août 2007

Classé dans : Hmmm — Sara @ 7:29

Au bout du fil la semaine passée, y’avait cette femme qui tentait, lentement mais sûrement, de baragouiner quelques mots en français. Sans même y penser ni même être poussée par l’impatience, j’ai “switché” vers la langue de Shakespeare. Je sais qu’il s’agit là d’un comportement très répandu chez les québécois francophones.

Pourquoi avons-nous l’accommodement linguistique si spontané?

 

19 Responses to “Je vais speak to you in English”

  1. samanthaquiroga Says:

    Je ne sais pas c’est quoi cette tendance là, mais il y a une composante historique qui pèse certainement pour quelque chose, et l’élément démographique si on tient compte de la culture nord-américaine qui est majoritairement anglophone (enfin, faisons abstraction de l’espagnol puisque c’est plus sud des États-Unis).

    Y’a un truc aussi en ce qui concerne le bilinguisme qui me chicotte. Parce que les anglophones de Montréal (parce que le phénomène est montréalais et pas encore québécois), ceux qui apprennent le français, qui l’apprennent pour vrai, sont généralement bien plus compétents que les francophones qui apprennent l’anglais (c’est une tendance général, il y a toujours des gens meilleurs et des moins bons), et ça c’est, à long terme, un gros problème pour le Montréal Français: je ne voudrais rien dramatiser, mais ce serait dommage de redevenir un peu comme au début du siècle, sociolinguistiquement parlant. C’est le 30ème anniversaire de la Charte de la langue française, il y aura une marche le 26 août je crois… profitez-en. Parce qu’une loi comme celle-là ne vaut rien si la population n’y adhère pas; mais en même temps, sans une structure étatique ou sans les recours institutionels, il est plus difficiles de faire valoir nos droits… donc…

  2. wello650 Says:

    Quand on parle 2 langues, on est plus riche.
    Quand on a des connaissances, on est plus riche.
    Quand on a pas de barrières religieuses ou politiques, on est plus riche.

    Voilà de ça 5 er 4 jours, en retour moto-camping de l’Ontario, je pouvais faire connaissance avec mes voisins de campement. Je garderai de bons souvenirs de Johnny et Donna, on a bien eu du fun sous les pins. Je tire donc une certaine fierté d’avoir tous les anglophones comme potentiels amis.

  3. Au boulot, j’ai pas l’choix, nous offrons un service français et anglais..

    Mais si un vendeur de cossins se trouve à m’appeler chez moi pis en anglais …. ARGHHHHHHHHHH no way… He better eat a char dé meurde…

  4. Samantha Says:

    @ Wello650: Je suis d’accord avec toi. Sauf qu’au Québec, la langue de communication publique, officiellement, c’est le français. Les organismes d’éducatin, les gouvernements, les autorités en charge de la protection de la langue français sont pour un développement interculturel dans lequel la diversité linguistique est une richesse qu’il faut cultivée, mais en gardant clairement l’objectif d’une langue de communication commune dans l’espace public, le français.

  5. Andrée Says:

    @wello650: tu as bien raison, c’est bien de parler plusieurs langues, là n’est pas la question. La question c’est: Johnny et Donna parlent-ils français? Même juste un ti-peu? Si oui, ont-ils eu la moindre chance de le pratiquer?

    Je pense que bien des gens ne réalisent pas qu’à la limite, ils sont insultants envers leur interlocuteur qui fait de gros efforts… C’est toujours une question délicate, mais on devrait parfois faire plus d’efforts de patience, un peu comme avec les enfants (et c’est dit sans ironie!).

    L’autre question, qui celle-là nous ramène plusieurs années en arrière: un francophone unilingue a-t-il autant de chances de se trouver une job qui a de l’allure qu’un anglo unilingue?!? Je vous laisse deviner la réponse…

  6. frerot Says:

    Depuis la conquête de 1760 par les Britanniques et jusqu’au début des années 1960, L’Anglais était la langue des affaires; et de l’administration. Bien sur le Français a énormément progressé depuis la révolution tranquille. Par contre, les vieilles mentalités ont la vie dure. Dans le fond, peut-on changer en un peu plus de 4 décennies ce qui fut la norme pendant près de 200 ans?

    Dans le milieu ou j’évolue, (pharmaceutique) c’est encore et toujours l’Anglais qui prédomine. Le meilleur exemple est pendant les réunions : Si sur les 10 participants, il y a une seule personne unilingue Anglaise, tout le monde va parler Anglais.

    Bien sur certains font des efforts pour apprendre notre langue et c’est tout à fait louable. Par contre pour plusieurs « red neck », c’est encore trop difficile de se forcer pour nous dire « Bon finne deu seumaiine » le vendredi après-midi.

    Par contre, c’est une condition d’embauche pour tous les employés chez nous d’être capable s’exprimer dans la langue de Shakespeare tant à l’oral qu’à l’écrit.

    Deux poids, two measures….

  7. Klöd Says:

    Bah, pour moi c’est simplement du savoir vivre, je parle anglais alors pourquoi ne pas aiser la conversation un peu? je n’ai peut-être pas la patience de déchiffrer ses mots pendant une demi-heure non plus alors.

    Si la personne est vraiment interressé d’apprendre le français et bien elle te demandera de ne pas “switcher”.

  8. Klez Says:

    Je pense pas que je suis accomodante…chui une vieille bitch ahahha.

    Je croise un touriste, je vais lui causer en anglais pas de problème! Je considère pas ça comme de l’accomodement. C’est juste rendre service, c’est logique.

    Par contre, une vendeuse dans un magasin, que ce soit à Laval ou au centre-ville, j’exige le francais.

    Si la personne veut parler en anglais, moi je vais repondre en francaise :P hehe

    Ya du cas par cas aussi là :)

  9. Comme frerot dit , question de culture.

  10. FB 251 Says:

    L’anglais est la langue internationale. Tous les pays ayant une autre langue maternelle que l’anglais apprennent généralement cette langue et c’est juste normal de faire le switch. C’est sûr que c’est flatteur de voir qqn parler une autre langue que le français de faire des efforts pour nous parler, mais quand ça devient difficile, c’est mieux de switcher à la langue internationale.

  11. samanthaquiroga Says:

    FB251: Mais tu penses pas que dans un milieu de travail, si se passe au Québec (je ne parle pas d’une conversation avec quelqu’un de la charmante maison mère de Toronto, par exemple), ce serait normal de pouvoir s’exprimer en français?

  12. wello650 Says:

    @Samantha

    Chez moi je parle français, mais oui. Par contre, si l’évolution élimine un jour le français de mon quotidien, je ne me sentirai pas menacé, les arts s’expriment de mille façons, peu m’importe la langue.

    @Andrée

    Je ne me suis pas arrêté à cette question, si Johnny et Donna peuvent parler le français. Je me dis que c’est leur choix, comme le tien de prier tel ou tel dieu.

  13. Samantha Says:

    @Wello650

    C’est parfait si ton art te permet de t’exprimer en français. Et effectivement, si le français en vient à disparaître un jour, ça arrivera, un point c’est tout. Mais ça arrivera parce que graduellement tout le monde pensera et agira comme toi (ce quiest probablement en train d’arriver) mais en attendant, certaines personnes sont brimées dans leur expression, parce qu’ils désirent que la communication se passe en français quand ils y sont impliqués, et c’est légitime.

    Il ne faut pas oublier que la langue est un instrument de communication, mais aussi la condition à la culture et à la vie en société. Par la langue on conceptualise, on établie une perspective face à la vie: c’est-à-dire que c’est par langue, et le langage, que la formation sociale des gens se fait. Je pense que ça fait une différence que quel’un soit élevé dans une langue plutôt que dans une autre, vu tout ce qui découle de la portée de la langue. Donc, je pense que ça vaut la peine de ne pas simplement balayer du revers de la main l’importance de la défense du français ici.

  14. wello650 Says:

    @ Samantha

    Je ne voulais pas t’offusquer, excuse-moi.
    Ma vie se passe hors de ces débats, je n’ai pas de temps ni de conviction assez profonde qui me fera revendiquer ou militer de quelque façon que ce soit: Je m’occupe de mes choix et valeurs seulement, ceux des autres ne me regardent pas.

    J’écris dans les deux langues, sans avoir de préférence, pour mon simple plaisir. Je fais de la photo et de la sculpture, en dehors des langues et avec mon pote Franz, on fait de la sale musique de chambre (Lire guitare et basse électriques dans un appartement).

  15. samanthaquiroga Says:

    @wello650

    J’avais l’air offusquer? C’est que je ne suis pas une fine poète, je m’exprime peut-être mal… Je ne suis pas offusquée, enfin, pas trop…

    Il n’ a rien qui soit diriger contre quelqu’un en particulier: ce qui est dommage et qui parfois m’indigne, c’est la tendance générale à se désintéresser complètement de la question, qui est pourtant une question sociale (et comme on vit tous en société, et qu’on aime parfois, souvent y revendiquer des choses, on a aussi des devoirs).

    Cela dit, s’il-vous-plaît pas d’excuses, retourne à ta basse avec ton pote Franz que j’adore, ne serait-ce que pour son nom.

  16. Ness Says:

    Trop, c’est comme pas assez.

    J’ai aussi tendance à switcher d’une langue à l’autre pour rendre ça plus facile à mes interlocuteurs. Par contre, il m’arrive souvent de leur demander s’ils préfèrent que je leur parle en anglais. Parfois, ils vont aimer pratiquer leur français boiteux et je trouve ça bien correct.

    La Loi sur la langue française est importante, mais il ne faut pas avoir une mentalité de chaudron non plus. Trop souvent, j’ai entendu “Ici on est au Québec, on parle français”. C’est une façon très arriérée de voir les choses, selon moi.

    Il m’est difficile d’être impartiale. En tant que prof d’anglais, je prêche pour ma paroisse…

  17. Patrick Says:

    Moi, je lève mon chapeau à cette personne, car elle a fait L’EFFORT de parler en français. Par contre (et je ne serai certainement pas très populaire en disant ceci), je trouve ça tellement ridicule le monde qui habitent au Québec, et qui disent ” pourquoi j’apprenderais l’anglais quand j’habite dans une province francophone?” Alors pour vous, continuez dans votre ignorance, et laissez passer d’autres promotion au travail. Aussi, bonne chance en voyage! (Fini la montée de lait)

  18. L-P Says:

    Moi j’suis parfaitement billingue et je parle les 2 langues quand bon me semble.

  19. brem Says:

    because we can


Leave a Reply