Je blogue parce que je suis 3 août 2007
Via Keeg, je suis tombée sur le blogue d’un critique blogosphérique! J’ai toujours eu énormément de difficulté avec les critiques, qu’ils soient littéraires, culinaires et/ou autres. C’est que dans la plupart des cas, les critiques n’ont jamais chaussé les souliers qu’ils jugent, ce qui fait selon moi que leurs opinions ne peuvent qu’être très mal fondées. L’exemple suivant est grossier mais vous comprendrez ainsi ce que je veux dire : n’ayant jamais accouché, je peux difficilement parler des douleurs causées par un tel événement. Je pourrais présumer de, mais sans toutefois détenir la vérité vu que jamais passée par là. Et encore, les accouchements ne se ressemblant pas…
Aussi, l’être humain étant c’qu’il est, il lui est quasi impossible de manifester une pleine objectivité. Dans tout choix, toute critique se cachent ses propres haines, préférences, goûts. Et l’adage le dit si bien “tous les goûts sont dans la nature”.
J’en discutais avec Carl hier et on en est venu à la conclusion que les critiques ont maintenant pignon sur… toile. Pas vraiment mieux outillés que les critiques dans la vraie vie, ils jugent maintenant ce qui se passe sur la blogosphère. Là où il faut faire attention, c’est que la plupart des blogueurs ne sont pas rémunérés pour divertir leur lectorat virtuel et qu’ils n’ont pas vraiment de formation professionnelle derrière la cravate. Ils bloguent pour le plaisir de la chose. Certains ont un français exécrable, d’autres ne savent pas du tout comment jouer avec les codes html mais ça on s’en foue. On ne juge pas nos amis réels par la façon qu’ils ont de s’exprimer ou de s’habiller : on les aime tels quels. Alors pourquoi on devrait choisir nos amis virtuels autrement en exigeant d’eux qu’ils soient parfaits?
Pointer le doigt sur le choix de sujets d’un blogueur, ou sur ses fautes grammaticales, ou sur la présentation visuelle de son espace, ou sur sa sélection musicale, ou ci, ou ça, c’est comme se croire au dessus de tout ça. Le critique blogosphérique devrait garder en tête qu’un artiste, un chef cuisinier sont rémunérés pour faire leur boulot et, qu’il s’agit justement d’un job et non d’un passe-temps. Quant aux blogueurs, ils bloguent car ils sont, tout simplement et pis ça, mettons que c’est difficile à critiquer, non?!…
En effet ça devient de la “critique” d’un être humain sommes toutes un opinion plus qu’une critique.
j’avais déjà lu comme citation que lorsque l’on est trouillard et que l’on ne peut devenir soldat on devient objecteur de conscience, que lorsque l’on a un talent limité et que l’on veut devenir artiste et bien on devient critique
Mon opinion risque d’être considérée comme « politiquement incorrecte » mais j’y tiens tout de même.
Je suis tout à fait d’accord qu’on ne doit pas juger des choix individuels de tel ou tel blogueur. Je respecte autant la personne qui traite de 4×4 montés que celle qui s’interroge sur le sens profond de l’existence humaine.
Là ou j’ai un peu de misère par contre, c’est quand on nous présente des textes bourrés de fautes. Je ne parle pas de quelques verbes mal accordés ou de « typos » échappés ici et là mais de textes bourrés de fautes, sans aucune structure et qui témoignent d’une ignorance crasse pour ne pas dire mépris de la langue française.
Internet est un espace public, alors un peu de tenue SVP…!!
Je me suis permis de fair eun billet sur ça d’ailleurs!
http://www.nyunet.com/ga/?p=436
C’est drôle, j’ai comme l’impression que si la critique avait été dithyrambique ton post aurait été différent, non? La critique n’a d’impact que lorsqu’on lui prête attention…
C’est drôle parce que tu critiques la pertinence d’un site qui critique la pertinence.
T’es pas en train de faire ce que tu dis qu’il ne faudrait pas faire?
Entouca…
J’ai toujours un vaste malaise lorsqu’on critique la critique… pas seulement parce que j’en ai longtemps été un… mais surtout parce que c’est comme si on interdisait la dissension, la dissidence et la contradiction… ça finit toujours par avoir un côté un brin totalitaire. Je ne crois pas qu’un critique doive pratiquer le métier qu’il critique, surtout dans le domaine des arts ou de la culture. Après tout, il est comme un super-spectateur avec une plus grande pratique de la mise en relativité. Je pense que la critique est de plus en plus essentielle dans un monde où on est constamment submergés par les superlatifs et les discours officiels des relationnistes et des spin doctors. Il faut quelqu’un qui prenne le contre-pied, qui remette en contexte, qu’on soit d’accord avec lui ou pas. Ça me rappelle une jolie phrase de Foglia qui disait «La gauche est une culture d’opposition.». Je suis bien d’accord avec lui et cette opposition est indispensable pour l’évolution d’une société qui est constamment obsédée de rectitude et de discours dominant. Et puis, que le critique utilise sa vision personnelle, c’est légitime… c’est sa matière première. Comme Brecht disait: «Pour argumenter sur du concret, ce qui suit sera personnel.» C’est pourquoi je ne me suis jamais braqué contre les gens qui me critiquaient et Dieu sait s’il y en a eu… plusieurs m’ont fait évoluer… et d’autres, 15 ans plus tard, venaient m’avouer qu’ils avaient eu tort… Le discours évolue, la pensée aussi… c’est important. Le reste, on en fait ce qu’on peut ou ce qu’on veut…
En tout cas, moi, je ne tiens pas à être trop “populaire” sur mon blogue car m’en calisse ben qu’on vienne me dire si j’écris bien ou pas.. Y se prends-tu vraiment au sérieux le gars là? Y s’croit on dirait!
Faites-en des fautes, écrivez dont c’qui vous tente pis arrêtez dont de vous en faire avec des cons qui se prennent pour d’autres..
(vous = pas nécéssairement toi ma belle mais VOUS au sens large…
J’pense que chu vraiment blasée des blogues….
Tous: La critique de mon blogue aurait été élogieuse pis j’aurais pondu le même ostie d’billet. Je suis allergique aux critiques, un point c’est tout.
C’est vrai finalement que tu ressembles à la célibataire urbaine!
Catherine je ne crois pas que Sara aurait écrit autre chose si la critique l’avait encensée, ormis les fautes d’ortho, elle a toujours tenu le même discours, les blogues sont tous différents autant que les personnes qui les tiennent et ça, ça ne se critique pas.
Au pire, on les lit pas, mais… critiquer quelque chose de personnel à quelqu’un c’est un peu mal venu.
Enfin, je trouve un peu imbécile cette critique bloguesque et je suis tout à fait d’accord avec Sara.
Les gens qui se démarquent de la masse sont plus sujet aux critiques, de par leur “exposure”. C’est normal. C’est humain aussi.
De même qu’il a toujours une certaine ambiguïté reliée à la critique, surtout parce que chaque personne a son propre cadre de référence et ses propre perceptions. En ayant un bon taux de tolérance face à l’ambiguïté, on résiste mieux à la critique et on a une meilleure écoute, selon moi.
De toute façon, on blogue pour le plaisir, non ?? C’est la base même de l’internet et du blogue que de dire et de penser ce qu’on veut !! Chacun clique où il a envie d’atterrir !! La critique est aisée et l’art est difficile …
donc les critiques, moi je m’en tape le coquillard
Bien senti ce post Sara !!
J’ai été voir le blog en question. Si c’est bien vrai que c’est pour des fins d’étude anthropologique, pourquoi pas? Ok, je ne comprend toujours pas l’utilité d’étudier les tendances passés de l’Homme mais ne fallait pas passer à côté des blogs dans l’évolution. Et puis, ne pas l’avoir blogué, l’échantillonnage, ça n’aurait pas été un peu contradictoire?!?
Julie: Retourne lire un peu sa façon pédante de dire que les Français sont supérieurs à nous, du moins sur la qualité du français (il y a du parking près du sporting club? pffffft) et leur avance technologique. Qu’il me sorte des statistiques véridiques sorties de nombreuses études pour prouver ce qu’il avance et pis là, on jasera entre adultes…
J’aurais le goût de te faire parvenir mon texte sur la critique mais tu l’as peut-être déjà lui, section opinion: État critique. Je crois que pour une fois, hélas, tu as tout faux…